Un guide pour les novices - ramer pour le plaisir, le conditionnement physique ou la competition.
En apprendre un peu plus a propos de l'aviron et les personnes handicapees.
Acheter ou vendre des enbarcations et de l'equipment.
Par Jennifer Browett
Ma tournée des clubs d’aviron au Québec a été une superbe expérience! Il existe sept clubs d’aviron inscrits auprès de RCA (Rowing Canada Aviron) et de AQA (Association Québécoise d’Aviron) au Québec parmi lesquels, cinq sont situés dans la grande région métropolitaine de Montréal. Au Québec, on est ouvert à tout calibre d’athlètes. La diversité géographique de la province offre des possibilités incroyables pour la communauté de l’aviron, du rameur récréatif au rameur d’élite, de courses récréatives à celles de haut calibre autant le long des rives des lacs et des rivières du Québec qu’au bassin olympique.
Ma tournée a débuté par une visite au club d’aviron de Sherbrooke, situé dans cette même ville (environ 2 heures de route au sud-est de Montréal). Katia Mercier, présidente du club déborde d’enthousiasme et d’idées innovatrices pour gérer son club. Ici, le respect de soi, des autres et des équipements, l’objectif personnel à atteindre dans le but de s’améliorer, l’effort et le surpassement (sur le plan physique ou autre) font partie de la mentalité du club. Ce n’est pas étonnant qu’on retrouve un grand sentiment d’appartenance chez ce club. Toutefois, les installations actuelles ne peuvent accueillir un grand nombre de membres (il existe une liste d’attente pour devenir membre), car le club partage les installations avec le club de canoë-kayak et de bateau-dragon. Le club souhaite déménager ses effectifs sous peu dans des installations plus spacieuses.
Chaque année, le club d’aviron de Sherbrooke organise une régate récréative très populaire auprès de la communauté d’aviron du Québec. Il accueille aussi régulièrement parmi ses membres des étudiants français venus étudier à l’Université de Sherbrooke et que le club engage comme entraîneur. Le club a un avenir prometteur surtout grâce à son équipe de bénévoles dynamiques, engagés et à l’écoute de leur communauté.
La ville de Terrebonne où j’ai fait mon second arrêt est située dans la couronne nord de Montréal. Le site du club serait aménagé dans un endroit très pittoresque aux abords de la rivière des Milles-Îles, sous l’égide de Daniel Aucoin, ancien rameur d’élite (qui en 1989, a livré une solide bataille dans un 2- avec Ross Lizee contre l’équipe Derek Porter- Ian Swann). Daniel s’est donné pour mandat de mettre sur pied le meilleur club d’aviron au Québec.
Daniel envisage un site où se côtoieraient l’aviron, le canoë-kayak, un observatoire et le centre d’interprétation pour la communauté de Terrebonne. Daniel travaille pour le Groupe Plein Air Terrebonne (GPAT), un organisme en affaires depuis plus de 20 ans qui encourage les activités de plein air de Terrebonne. Les installations actuelles de GPAT sont étonnantes (elles comprennent un mur d’escalade et une pente de ski transportable!). D’ailleurs, Daniel aimerait que le club accueille autant les athlètes récréatifs que les athlètes d’élite. En outre, Daniel aimerait bien y organiser un 500 mètres par éliminatoire simple où les bateaux se livreraient bataille sur le plan d’eau devant le Vieux-Terrebonne. D’ailleurs, les rameurs éliminés pourront rapidement oublier leur défaite autour d’une table d’un charmant pub qui a pignon sur rue en face de la ligne d’arrivée! Si les plans de Daniel se réalisent comme il le souhaite alors, le club a un grand avenir devant lui
C’est Daniel qui m’a présentée à Ross Lizee, son ancien partenaire en paire et président actuel du club d’aviron de Laval. Ce club, situé sur la rivière des Prairies, vit en ce moment des changements qui comprennent une demande à la ville de construire de nouvelles installations améliorées; un projet qui semble avoir été bien reçu par les autorités municipales. Ross est très confiant et envisage positivement la collaboration avec la ville de Laval et la possibilité de croître le nombre de membres et de bateaux.
Le club de Laval organise une régate, mais pas au site de son club. La voie navigable du club de Laval est longue et très pittoresque. On peut facilement observer la rivalité amicale qui existe entre les deux hommes. Aussi bien Ross, président du club de Laval que Daniel à la tête d’un nouveau projet de club d’aviron à Terrebonne vibre au rythme de l’aviron! D’ici quelques années, il sera intéressant d’examiner les progrès de ces deux clubs dirigés par deux anciens coéquipiers qui veulent tous deux être à la tête du meilleur club d’aviron. J’ai bien hâte de voir les résultats!
De Terrebonne, je me suis dirigée vers Lachine dans l’ouest de l’île de Montréal où se situe le plus ancien club d’aviron au Canada, fondé en 1863. Bien que les activités du club ont pris une longue pause entre 1961 et 1997, celles-ci ont repris avec vigueur selon son président Charles Hauss.
Le club d’aviron de Lachine a déménagé ses effectifs dans l’ancien hangar à bateaux du club de canoë-kayak. Tout est exploité dans ce vieux hangar bâti sur une pente, même le grenier qui sert d’entrepôt de bateaux à l’hiver. On a d’ailleurs mis au point un système de support à bateau qui maximise les possibilités d’entreposage et minimise les dommages aux bateaux. L’objectif du club est d’attirer un plus grand nombre de personnes à pratiquer le sport de l’aviron particulièrement les jeunes des écoles secondaires avoisinantes. Nous avons aussi discuté entre autres de la possibilité de créer une ligue d’élite des écoles secondaires avec Henry Hering, ancien rameur olympique, maintenant vice-président, technique à l’AQA. Comme partout ailleurs, le club d’aviron de Lachine repose sur une petite équipe de bénévoles entièrement dévouée au succès du club.
Ma tournée m’a ensuite amenée au plus important club d’aviron au Québec, le club d’aviron de Montréal (MRC) dont le président est Arnold Brookhuis. Ces installations uniques au Canada sont situées au bassin olympique, un héritage des Jeux olympiques de Montréal de 1976. On parle ici d’installations hors pair, conformes aux normes du 2000 mètres de la FISA, une salle de musculation réaménagée, un bac à ramer, une salle d’ergomètres exclusive et de spacieux hangars à bateaux. Depuis tout récemment, on a construit de nouveaux bureaux avec vue sur l’ensemble du bassin pour le personnel du MRC. Maintenant, il est très facile pour le public en général de s’informer sur la pratique de l’aviron selon Arnold.
Le club offre plusieurs programmes d’aviron dont Défi d’entreprise, Apprendre à ramer, les Maîtres et les juniors. Déjà, deux équipes d’écoles secondaires s’entraînent au bassin, une clientèle potentielle pour la ligue des écoles secondaires. Le club a conçu un magnifique calendrier illustrant avec beaucoup d’esthétique la musculature de rameurs. Bien que je n’aie pas eu l’occasion de rencontrer un représentant de l’Université McGill, l’équipe de cette université s’entraîne également au bassin olympique.
J’ai terminé ma tournée par le club d’aviron de Boucherville. J’ai pu remarquer rapidement que Boucherville possède de très beaux équipements, car deux des cinq clubs précédemment visités avaient déjà emprunté ou loué des bateaux de Boucherville. Le club étudie toutefois différentes possibilités qui semblent très positives pour le rangement de ses bateaux. J’ai été reçue par Alain Rochon et Vincent Côté, respectivement président et vice-président ainsi que par presque que la totalité des entraîneurs des programmes du club. Le club offre un programme très populaire pour les rameurs Maîtres, séniors et juniors!
Boucherville est le seul club qui est aussi représenté par une équipe de jeunes étudiants officiellement sanctionnée par le directeur de l’école secondaire de Mortagne. Le bassin de Boucherville est dans une section relativement à l’abri sur le fleuve St-Laurent, c’est d’ailleurs l’endroit où le club a organisé sa première régate Tête-de-rivière Le contre-courant en octobre dernier. Le club de Boucherville évalue aussi la possibilité d’accueillir leur toute première compétition sur ergomètre cet hiver.
J’ai beaucoup appris de ma tournée au Québec, j’ai aussi eu le plaisir de rencontrer Matteo Cendamo, le président de AQA. J’ai pu évaluer personnellement le potentiel extraordinaire pour l’aviron dans cette province. Sous peu, j’espère avoir la possibilité de visiter le club d’aviron de Alma qui offre des programmes très intéressants. Je tiens à remercier tous les présidents et présidentes des clubs pour leur accueil très chaleureux!